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Eric Valette
Eugénie Goldschmeding
Sandrine Elberg
Maike Freess
Y Liver
Rachel Labastie |
Tropismes - 5 au 28 Mars 2010 Tropismes est un livre de Nathalie Sarraute publié en 1939. Un tropisme est le mouvement d'un organisme qui s'oriente par rapport à un agent extérieur [Biologie]. ERIC VALETTE / EUGENIE GOLDSCHMEDING / SANDRINE ELBERG / VALERIE MREJEN Eric Valette filme la rue : les allées venus des passants, les abris bus, les cimetières, mais ce qui est proposé à la diffusion est modifié, chorégraphié par le montage, la musique. Eugénie Goldschmeding semble évoquer les forces intérieures, ce qui transparaît de la vie psychique dans la perception du réel. La sensation physique, quasi abdominale, est rendu perceptible par les nombreuses trajectoires vives et colorées. C'est un fonctionnement en réseau, une approche sensitive de la peinture d'une très grande précision. Sandrine Elberg réalise des photographies de femmes ou d'elle même dans leur environnement tout en mettant en valeur le sujet. Il y a une fracture entre l'espace qui les entoure et leurs aspirations, comme une volonté de fuite de la réalité qui émane de ses photographies. Le travail de Valérie Mréjen est sans doute au plus beau lorsqu'il désigne que derrière le langage, il n'y a rien, pas d'être, pas de présence, mais du vide, de l'absence, de l'impossibilité à occuper le monde. Une coquille creuse. Un défaut d'être. Un manque d'incarnation. [...] D'une manière un peu provocante on pourrait dire que Valérie Mréjen n'a rien à dire. Et rien, c'est nous ». Stéphane Bouquet
Valérie Mréjen
Le droit du plus fort - 2 - 25 Avril 2010 MAIKE FREESS, Y LIVER, RACHEL LABASTIE, ALBERTO SORBELLI Le droit du plus fort est une exposition avec quatre artistes qui questionnent les images et l'argent qui entourent les modèles économiques, particulièrement dans ce qui a trait au religieux. Le titre de l'exposition est celui d'un film de Fassbinder qui évoque l'exploitation par la classe dominante. Samedi 24 avril : conférence d'Alberto Sorbelli : L'esthétique de la spéculation Maike Freess travaille différents médiums (dessin, photographie, film, sculpture) afin d'exprimer les pulsions de l'être humain, ses désirs les plus profonds, les plus inavouables. Y Liver provoque la confrontation avec le visiteur. La notion de judaïcité est présente dans ce travail, mais elle pourrait tout à fait ne pas l'être. Le propos n'est pas là. Ce qui est argumenté, c'est le positionnement individuel à contre-courant d'une pensée prête à l'emploi ; c'est une assertion critique contre la pensée facile, pré-pensée par la communauté. Rachel Labastie manipule des objets d'une troublante violence physique ou spirituelle, révélant par un habile jeu de transmutation ce qui se cache derrière l'apparence des choses. Artiste atypique, elle n'hésite pas à s'approprier des techniques considérées comme désuètes dans un milieu de l'art fasciné par la technologie. Alberto Sorbelli s'est fait connaître en France dès le début des années quatre-vingt-dix par des performances où il arpentait, habillé et maquillé en prostituée, les vernissages et les musées. A travers ces actions, comme dans l'ensemble de son travail, Sorbelli cherche à initier, tout en s'inscrivant dans la sphère publique, des relations individuelles, ne serait-ce que par une réponse, quelle qu'elle soit, à ces provocations de situations " compromettantes ".
Alberto Sorbelli
Moscou dans la valise - 1 au 24 Mai 2010 Exposition réalisée par Céline Berger, résidant à Moscou, en collaboration avec CULTURESFRANCE dans le cadre de l'année de la Russie Moscou dans la valise est une exposition qui proposera un échantillon de la création visuelle réalisée par des artistes moscovites,ou qui sont, d'une manière ou d'une autre liés a cette ville.Les artistes participant au projet sont parfois proches dans leur travail, leur environnement et leur implication dans la scène de l'art contemporain russe ( Irina Korina, Olga Bozhko , le groupe ABC ...). D'autres, au contraire, sont des figures singulières, excentrées et dont les oeuvres,bien qu'inclassable, donnent un supplément d'âme à la grande mégalopole qu'est devenue Moscou ( Sasha lughin ,ancien membre du légendaire groupe Sever et qui maintenant conçoit des masques a visée chamanique, le dessinateur de la magnifique bande dessinée « Une jeunesse soviétique » réalisée entièrement au crayon gris, Roman Anikushin , musicien de rock et vidéaste expérimental). L 'exposition pose une échelle réduite comme une entrée possible; un projet invitant des artistes a réaliser des oeuvres au format réduit, chacune susceptible de tenir dans une valise,comme un contrepoint au gigantisme de Moscou et de la Russie,une allusion a l'idée répandue a l'ouest que les russes ne font pas dans la demi-mesure et un hommage aussi bien a l'esprit d'improvisation(ou de survie), d'inventivité et de liberté joyeuse qui anime une partie des moscovites en opposition a la capitale du luxe et du glamour souvent vantée ailleurs. Enfin, pour ceux qui connaissent un peu les comédies russes des années 60,on peut se rappeler les merveilleux films qui tournaient en dérision la guerre froide, au travers de scénarios mettant en scène d'improbables espions et la valise en serait un lointain écho. Le lieu qui accueille l'exposition sied parfaitement au projet, en ce sens que Les Salaisons est un espace d'art contemporain à la programmation de qualité,et dont l'existence et la pérennité ne tient qu'a l'enthousiasme, la fronde et l'énergie inébranlable des personnes qui s'en occupe. Esprit de débrouille et de connivence qui fait partie du devenir des artistes. SAXIFRAGES (Benoit Pierre) - 3 juin-3 juillet 2010 Benoit Pierre vit et travaille à Belgrade (Serbie) Dans ses photographies, ses vidéos et ses dessins, Benoit Pierre s'engage dans une représentation du monde auquel il voudrait restituer ses sensations de densité. Son regard sur le réel lui parle en effet de tout autre chose que l'apparente fluidité rapide et légère du temps qui passe. Dans ses images, c'est l'épaisseur qui resurgit, sa complexité, ses structures invisibles. Et des secrets se livrent parfois à force de regards, une sorte de révélation soudaine ou lente, unique ou répétitive, qu'il existe des êtres singuliers que nul ne prévoyait, que rien ne programmait. Ils s'imposent soudain avec évidence, tantôt dans l'immédiateté de la prise de vue, tantôt dans la répétition des silhouettes identifiées progressivement dans les rushs, tantôt dans l'épanouissement offert par la lenteur des ralentis. Ces êtres alors sont là, pleinement, évidemment. Ils emplissent l'image, son image. D'invisibles, ils sont devenus, par la grâce de la captation, immensément présents. Ils disent la singularité de l'être, sa force de résistance, et Benoit Pierre, en résonnance avec la proposition de Marie-José Mondzain, les nomme " saxifrages ". « Il existe dans la nature, des plantes minuscules, sauvages aussi bien que cultivées, dont la particularité est de naître et de se développer dans les fissures des pierres et par leur imperceptible insistance à imposer aux matières les plus compactes et les plus résistantes l'ordre fracturant de leur présence... On les appelle saxifrages.
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